Après plusieurs années dans le club normand, l'histoire entre le Stade Malherbe et Yoan Gouffran se conjugue désormais au passé.
Malgré des envies de départ, il est resté une année supplémentaire au SM Caen. Après une première saison complète en Ligue 1 avec 10 buts et 6 passes décisives, il était temps pour l'international espoir de partir sous d'autres cieux. A l'intersaison, il a choisi Bordeaux qui jouera notamment la Ligue des Champions et qui, hasard de calendrier, sera confronté au Stade Malherbe pour la première journée de Ligue 1.
Avant toute chose, que garderas-tu de tes années passées au Stade Malherbe Caen ?
Je n'ai que des bons souvenirs. J'ai grandi là-bas, j'ai fait ma formation là-bas, il y a eu des moments extraordinaires, comme la montée ou le maintien. J'ai passé de très belles années dans ce club.
Peux-tu nous expliquer ton choix de rejoindre Bordeaux plutôt qu'un autre club ?
J'avais envie d'évoluer dans un grand club français, pour continuer de progresser et franchir des paliers. Jouer la Ligue des Champions est un paramètre que j'ai bien sûr pris en compte. Le discours de l'entraîneur m'a également beaucoup plu. C'est un club qui joue le haut du tableau, mais qui reste stable et où l'on peut progresser.
Après quelques semaines, comment s'est passé ton intégration ? La présence de ton pote Gourcuff t'a-t-elle aidé ?
Cela se passe très bien. Nous appréhendions notre arrivée, car c'est toujours un peu spécial d'arriver dans un nouveau club, mais tout le monde a été très sympa avec nous. Ils nous ont bien accueillis, il y a un très bon groupe.
On parle beaucoup de Bordeaux comme le club qui peut faire tomber Lyon, penses-tu que vous êtes armés pour cela ?
Nous avons les moyens de les embêter, mais il y a quatre ou cinq équipes qui peuvent également le faire, avec de beaux effectifs. Cela sera quoi qu'il arrive difficile, pour tout le monde, nous y compris, et il faudra être très fort et rigoureux et faire des matches sérieux pour rester dans la course jusqu'au bout.
Tu vas découvrir la Ligue des Champions, est-ce un aboutissement ?
Oui, bien sûr. Je la regardais à la télé, c'est une compétition qui fait rêver tous les joueurs de football. J'ai hâte de la disputer, mais surtout de connaître le groupe dans lequel nous allons évoluer.
Le hasard du calendrier a voulu que tu retrouves Caen lors de la première journée, dans quel état d'esprit vas-tu aborder cette rencontre ?
Je suis serein, mais je dois avouer que je n'y pense pas trop pour l'instant. Je vais probablement recevoir des appels d'anciens coéquipiers durant la semaine pour parler du match. J'essaie de ne pas me mettre de pression particulière par rapport à cela.
Selon toi à quelle place peut finir le Stade Malherbe cette saison ?
Je ne sais pas. J'espère déjà dans un premier temps qu'ils vont pouvoir se maintenir, ce serait déjà une bonne performance, et ensuite, qu'ils terminent le plus haut possible.
En rejoignant Bordeaux, penses-tu pouvoir rejoindre l'équipe de France rapidement ?
Evoluer à Bordeaux peut me permettre de rejoindre le groupe de l'équipe de France, car c'est un club davantage médiatisé. Mais je ne m'en fais pas un objectif ou une obsession. Je vais travailler dur, pour Bordeaux et pour rejoindre la sélection, et si je dois être convoqué cela se fera.